Plante bien connue de tous, le pissenlit ne compte pas moins de 1200 sous-espèces en Europe. Encore une dont beaucoup voudraient bien se débarrasser tant elle est capable de se montrer envahissante.
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Le pissenlit se mange, tout le monde le sait. En salade après blanchiment, en vert après cuisson…Et cela depuis belle lurette. Si le pissenlit blanchi lui fait perdre de son amertume et le rend plus savoureux en salade, sachez qu'il perd aussi bon nombre de ses éléments qui le rendent intéressant pour la santé de l'homme.
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Riche en phosphore et en potasse, le pissenlit permet d'obtenir un purin qu'on emploiera pour réguler la croissance des plantes. L'analyse du purin montre également la présence en quantité importante de fer, de magnésium, de manganèse, de soufre (entre autres).
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Encore…Bernard BERTRAND qui a écrit et édité "Le pissenlit, l'or du pré" (collection "Le compagnon végétal", Editions de Terran)…et Jean PALAISEUL avec "Nos grand mères savaient".
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Pissenlit, qui es-tu ?
Je ne vous décris pas la plante, vous avez du comme moi souffler sur ses aigrettes ou bien manger ses jeunes feuilles en salade ou jouer encore avec son latex blanc (qui brunit à l'air).
Le pissenlit est une véritable horloge…ou presque. Ses fleurs ne s'ouvrent qu'avec la " montée " du soleil dans le ciel et se ferment avec sa "descente".
Il a une capacité d'adaptation hors du commun qui nous le fait rencontrer un peu partout : sa taille variera avec la nature du sol. Dans les terres riches, il se développera de façon importante…
Le pissenlit fleurit massivement dès mars en climat doux mais sa floraison se poursuit et se renouvelle moins intensément jusqu'à l'automne (j'en ai vu fleurir au mois de décembre !).
Le Pissenlit et les hommes
On confectionne avec ses fleurs une gelée (la "cramaillotte") onctueuse qui ressemble à un miel (recette traditionnelle de Franche Comté) mais aussi un apéritif très prisé et même un vin pétillant de qualité. On peut également employer ces fleurs pour faire un thé très agréable. Les recettes à base de pissenlits sont nombreuses et reviennent en force dans les ouvrages culinaires.
En médecine, on l'emploie en phytothérapie et en homéopathie pour bon nombre de maux (troubles de la vue, problèmes de secrétions biliaires, comme diurétique, …). Au printemps, une cure à base d'infusions de pissenlit et d'ortie constitue un remède reminéralisant et dépuratif. Avec un peu de menthe, c'est loin d'être imbuvable ! ! !
Sa teneur en vitamine C (presque autant que le citron) et en vitamine A (très élevée).
Il a de tous temps également été utilisé pour l'alimentation animale (volailles, lapins, cochons, …).
Les vertus du pissenlit au jardin
La préparation du purin se fait avec l'ensemble de la plante (fleurs, feuilles, racines) sur la base de 1 kg de plantes pour 10 l d'eau de pluie ou de source. Sa fermentation dure plus longtemps que pour l'ortie ou la consoude.
Filtré, il s'emploie principalement sur les plantes vivaces, arbustes, arbres, rosiers, vignes…Plus particulièrement sur les végétaux amenés à rester à la même place pendant plusieurs années. Il a une efficacité reconnue (empiriquement) sur les maladies des fruitiers et principalement sur la cloque du pêcher.
On l'utilise dilué à 10% en association avec le purin d'orties et/ou la macération de prêles. Pour anecdote, j'ai vu régressé la cloque de pêchers quasiment totalement en trois ans en l'employant 2 fois à l'automne à 15 jours d'intervalle et 2 fois fin février de la même manière.
Peu connu, le purin de pissenlit mériterait d'être plus utilisé. Il complète la panoplie des oligo-éléments et sels minéraux indispensables aux végétaux et permet, en diversifiant les traitements, de faire face aux excès et aux carences qui déséquilibrent le développement de nos plantes.
La revue "Pour nos jardins" (Les jardiniers de France) a consacré un article (bref et sans doute tronqué) sur le purin de pissenlit signé par François COUPLAN
